jeudi 6 décembre 2007

Antivirus : pourquoi les tests actuels sont dépassés

Andreas Marx, collaborateur pour l’organisme de tests antivirus AV-test.org, a envoyé un email cet après-midi pour justifier la création de tests plus évolués et mieux adaptés au piratage actuel.

« Les résultats des tests actuels sont non seulement moins significatifs, mais ils induisent en erreur l'utilisateur. La plupart des tests ont été développés il y a une quinzaine d’années ».

Or, la situation a évolué.

« Prenons l'exemple de l'automobile, nous n'avons pas uniquement des ceintures de sécurité comme système de protection. Il y a aussi les airbags et l’ABS. Or, personne aujourd’hui ne pense qu’un test axé uniquement sur les ceintures de sécurité donnerait une information suffisante sur la sécurité de la voiture ».


Pour les antivirus c’est la même chose.


« Au cours d’un colloque sur les tests d’antivirus à Reykjavik (Islande), les éditeurs d’antivirus notamment ont discuté des tests comparatifs et la facon de les améliorer.

Des représentants de Symantec, Kaspersky, F-Secure et Panda, et de AV-Test.org, ont décidé de créer un groupe de travail. Cette entité devrait non seulement publier des directives et des documents de travail de façon régulière sur les tests des AV mais aussi éduquer les usagers et les testeurs. La protection de produits devrait être aussi améliorée. »

D’autres discussions ont eu lieu lors de la conférence Virus Bulletin 2007 à Vienne (Autriche). Des représentants de Avira, PC Outils et Trend Micro se sont joints à l'initiative ».

La vérité sur les antivirus

Les pirates font peur. Mais ils rapportent aussi beaucoup d’argent aux éditeurs d’antivirus. Régulièrement, des tests comparatifs sont publiés dans la presse ou par des sites. Et à chaque fois, les services marketing de ces éditeurs trouvent une astuce pour déclarer leur produit meilleur que les autres. Une méthode qui n’est pas propre à ces éditeurs.

Dans l’univers de la télévision que je connais bien c’est la même chose : à chaque fois qu’un comparatif d’audience est publié, toutes les chaînes crient haut et fort qu’elles sont premières !

Revenons aux antivirus. Ces tests comparatifs sont en fait dépassés et ne sont utilisés que comme support marketing. D’ailleurs, pour obtenir une détection à 100% lors du test suivant, des éditeurs n’hésitent pas à ajouter à leur base de signatures virales tous les codes malveillants qu’ils n’avaient pas reconnue la première fois. Peu importe que parmi ces codes malveillants il y ait des codes qui ne soient pas… malveillants.


Ils sont dépassés car les pirates ne se contentent plus depuis belle lurette de balancer un virus connu de tous les antivirus. Encore que : on voit régulièrement d’anciennes versions de codes malveillants resurgir et mettre à mal quelques logiciels.

Aujourd’hui, les pirates (du moins les vrais « pros ») utilisent des méthodes sophistiquées pour ne pas être repérés. Ni par l’utilisateur de l’ordinateur (ou de l’entreprise) ni par l’antivirus.

Bref, les tests sont dépassés.

C’est la raison pour laquelle, quelques éditeurs d’antivirus ont décidé de mettre au point de nouveaux tests tenant compte de l’évolution des attaques virales. Nom de ce programme : l’Anti-Malware Testing Working. Les antivirus ne seront plus classés selon leur capacité à détecter ou non des virus mais aussi selon leur comportement face à des attaques ciblées.

Un programme intéressant, voire très ambitieux. Tous les experts reconnaissent que les tests actuels sont obsolètes. Mais cette annonce des éditeurs soulève aussi de nombreuses questions comme le fait remarquer Renaud Feil, Consultant Sécurité (HSC) :

« Ce type de résultat ne peut qu'encourager les grands éditeurs à choisir eux-mêmes le protocole de test devant faire autorité ! Cela peut se comprendre, car la plupart des jeux de tests utilisés contiennent des virus "périmés", ou fonctionnant sur d'autres systèmes d'exploitation que celui sur lequel l'antivirus est installé.

Mais le problème est ailleurs. Cette obsession du 100% de détection des virus connus cache l'échec de la détection comportementale des programmes hostiles. Bloquer les virus "standards" qui forment le bruit de fond de l'Internet est aujourd'hui une problématique maîtrisée par la plupart des organisations et des particuliers. Il n'en est pas de même pour la détection des programmes hostiles utilisés dans des attaques plus ciblées et plus discrètes. Actuellement, n'importe quel antivirus du marché détecte un programme hostile connu... et laisse passer un programme hostile inconnu ou modifié pour échapper à cet antivirus, et ce malgré les promesses et les nombreux slogans marketing.

Le véritable défi qui attend les éditeurs d'antivirus est de bloquer les programmes hostiles inconnus. En ce sens, le protocole de test à définir devrait mettre à l'épreuve chaque antivirus face à des programmes de test réalisant des actions ostensiblement malveillantes et qui serait programmés pour l'occasion et de façon indépendante. Le challenge pour les équipes de R&D des éditeurs est de taille, mais il serait temps que les recettes générées par les ventes d'antivirus soient utilisées à bon escient ! »

Le discours de Renaud Feil a le mérite d’être clair et surtout indépendant.

Rendez-vous donc en 2008 pour voir les premiers tests et résultats…

mardi 27 novembre 2007

Un clip de lingerie en 3D


Découvrez la version 2D d'un clip de lingerie 3D que le réalisateur Philippe Gérard vient de realiser. Il vient de franchir le seuil des 10 000 telechargements sur Youtube en moins de 24 heures (ce qui represente le 27eme plus fort telechargement mondial).

Il va etre diffusé en relief à partir de mercredi 28 novembre sur un salon de la communication d'entreprise a Dijon.

A découvrir isi : http://www.youtube.com/user/PhilipGerard

Ecran plat : attention arnaque


C’est toujours la même histoire. Sous prétexte d’un saut technologique génial, les industriels en profitent pour nous vendre tout et n’importe quoi. Et surtout du vent. C’est le cas avec les écrans plats soit disant compatibles haute définition. Si l’on en croit le magazine Home Theater (www.hometheatermag.com), ces fameux écrans ne sont pas aussi performants qu’on le dit. Entre nous, ce n’est pas un scoop : un téléviseur à tube cathodique très bien réglé offre une image qui peut s’avérer bien plus fine que beaucoup d’écrans plats vendus en ce moment.

Mais le test de Hometheater reste inquiétant. Il révèle que peu de modèles sont capables d’afficher les 1080 pixels de la HD. Qu’il s’agisse d’une image fixe ou animée.

Quelques modèles de JVC, Panasonic et Samsung s’en sortent plutôt bien.

Bonnet d’âne à deux modèles de Sony et surtout à celui de Vizio dont l’écran affiche 360 pixels de résolution ! C’est pourtant le leader des LCD sur le marché américain en ce moment. Conclusion : les Ricains sont aveugles et très bêtes d’acheter un écran soi-disant HD et qui n’en fait pas. Le comble dans un pays pionnier avec le Japon dans la TVHD !

vendredi 23 novembre 2007

Le Web 3 ou l'arrivée de l'objet service


WaveStorm est une société française dont la mission est de «rendre les objets communicants et interopérables ».

Alexander Casassovici, Président de WaveStorm, va intervenir lors de la conférence LeWeb3 sur le thème de « L'impact de l'Internet sur le Design ».

Voici l’extrait de sa dernière tribune consacrée à ce sujet et intitulée « Le web 3 : Quand les Objets se transforment en services »

« Les technologies de communication s’intègrent tous les jours un peu plus à notre environnement, pour preuve les fantastiques taux de pénétration des téléphones mobiles et le développement rapide des technologies sans fil comme le Wi-fi et le Bluetooth.

Le coût de la fonctionnalité "communication" subit une décroissance forte grâce à la maturation de ces technologies. Le wi-fi, par exemple, coûtait près de 20 dollars à intégrer dans un téléphone en 2005 pour près de 5 dollars aujourd’hui.

Actuellement, des méthodes de connexion souvent complexes, une ergonomie très limitée et surtout un manque total de cohérence d’un objet à un autre sont autant de déceptions pour un consommateur qui a accepté de payer plus cher pour un objet “relié à Internet” mais qui ne lui apporte que soucis et frustrations.

Et quand les objets arrivent à se connecter au routeur domestique, on se rend compte qu’ils sont certes connectés mais qu’ils ne communiquent pas avec leurs semblables. Impossible d’envoyer les messages du Nabaztag sur sa chaîne Hi-Fi, de jouer le film présent sur un disque réseau sur l’écran de son téléphone mobile…

Et pourtant l’évolution du marché de l’électronique grand public marche clairement vers ce nouveau concept, celui de l’objet service, qui scinde en deux l’âme d’un objet, d’un côté son esthétique, son ergonomie, en somme l’interface utilisateur, et d’un autre ses fonctionnalités ou encore les services qu’il est capable d’apporter à son utilisateur.

Les objets de notre quotidien peuvent ainsi être totalement revisités et repensés en un assemblage original et unique de fonctionnalités. Sony vient de révolutionner les enceintes de bureau en lançant son “Rolly” des enceintes Bluetooth sur roues qui dansent au rythme de la musique. Meccano révolutionne la vidéo-surveillance en lançant son robot Spykee, véritable
centre de communication et de multimédia sur roues connecté en Wi-fi.

Grâce à la dématérialisation des flux de données et la granularisation des fonctionnalités il devient dès lors possibles repenser notre rapport aux objets, la façon dont on veut les faire intégrer notre environnement et interagir les uns aux autres, comme autant de pièces fonctionnelles.

L’étape suivante et probablement la plus intéressante est donc naturellement de permettre à tous ces objets services d’interagir les uns avec les autres comme autant de briques grâce auxquelles on peut créer autant de nouveaux usages réalisant ainsi de véritables mash-ups non plus limités aux services web mais intégrant également les services objets. Combinez un détecteur de présence, un arroseur automatique et un service de météo en ligne et votre jardin aura toujours un arrosage optimal. »


Copyright : Alexander Casassovici, Président de WaveStorm

mercredi 14 novembre 2007

Méfiez-vous des pandas...

Le Panda cache bien son jeu. Depuis hier, l’éditeur Panda Security trouve de sympathiques échos dans la presse en ligne. De longs articles présentent en détails sa dernière astuce pour attirer le chaland et berner l’internaute qui pense qu’un pirate se trouve derrière chaque page web : une carte prépayée (5 €/mois) pour analyser en ligne son PC.

Argument choc pour expliquer que cette solution est géniale : les antivirus sont nuls !

« Je suis effaré de voir à quel point le marché des antivirus est un marché de dupe » indique sur vnunet Philippe Weppe, directeur général de Panda Security France. Derrière ce discours très bien préparé se cache une stratégie bien rodée et qui marche étant donné les articles dans la presse online.

Evidemment, l’annonce de cette solution miracle a fait bondir des experts en sécurité que j’ai interrogés.

Pour eux, c’est « une fumisterie totale ». Pour trois raisons :

1- Cet éditeur serait sous la coupe très forte de l’Eglise de Scientologie. Du coup en externalisant le scan des fichiers il pourrait directement espionner les ordinateurs des particuliers.

2- En externalisant une solution antivirus, il est impossible à des experts en sécurité de la tester. Toutes les arnaques et fumisteries sont possibles. Un éditeur peut toujours prétendre que son antivirus en ligne est génial : aucun expert ne peut étudier son comportement et ses moteurs d’analyse…

3- Si cette technologie est si miraculeuse, pourquoi Panda ne la commercialise-t-il pas dans un antivirus ? Ce serait pourtant un moyen de gagner beaucoup d’argent…


Bref, il faut se méfier des Pandas. Ils avancent toujours masqués…

mardi 13 novembre 2007

La Playstation 3 va lire les DivX

Voilà une bonne nouvelle et une raison supplémentaire de s'offrir la PS3 : le format vidéo DivX va être intégré à la PS3.

Les possesseurs actuels de PS3 pourront ajouter la fonctionnalité DivX via une mise à jour du logiciel, qui sera annoncée ultérieurement.

La Xbox 360 devrait aussi lire les DivX.